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Jésus est-il vraiment ressuscité des morts ? (4)

par Michael Horner


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L’origine du mouvement chrétien

 

            Même les savants les plus sceptiques admettent l’existence de la croyance en un Jésus ressuscité des morts, à savoir que le mouvement chrétien a commencé sur la base de la croyance en un Jésus ressuscité. Quelque chose a dû se produire pour créer cette croyance. D’où vient‑elle ? Il doit y avoir une cause acceptable !

 

            L’arrière‑plan juif des disciples ne peut adéquatement expliquer leur croyance en un Jésus ressuscité, car dans la pensée juive, la résurrection doit avoir lieu à la fin du monde, et sera une résurrection générale de tous les hommes, tous les justes, ou tout Israël.12 Dans la pensée juive, il n’y a nulle part le concept de la résurrection d’une personne au beau milieu de l’histoire. Pour eux, les exemples de gens qui sont revenus à la vie dans l’Ancien Testament et de Lazare dans le Nouveau Testament sont des cas de réanimations, et non de résurrections. Ces personnes sont revenues à la vie et sont de   nouveau mortes. La résurrection de Jésus, elle, était pour une vie nouvelle – immortelle, non corruptible et glorieuse – et il n’allait plus jamais mourir.

 

Sources païennes ?

 

            Au début du XXe siècle, il n’était pas rare que les savants suggèrent que les disciples avaient emprunté le concept de la résurrection de Jésus à des sources païennes, mais on ne peut trop insister sur le fait que les experts ne considèrent plus ce point de vue comme tenable. Les différences l’emportent sur toutes les ressemblances, et les soi‑disant parallèles sont douteux. Les légendes ne concernent pas des personnages historiques, mais ne sont que des symboles pour les époques. Il n’existe pas de cas de divinité mythique qui soit ressuscitée des morts avant la fin du IIe siècle. De plus, il n’y a pas de lien causal entre les mythes païens et les Juifs, car dans la Palestine du premier siècle, il y avait très peu d’influence des religions païennes. Voici comment l’historien Michael Grant résume le point de vue des spécialistes : « Le judaïsme était un milieu pour lequel les doctrines de mort et de renaissance de dieux mythiques semblaient si parfaitement étrangères que l’émergence d’une telle invention en son sein est très difficile à justifier. »13

 

Transformation

 

            Après la crucifixion, les disciples étaient terrassés et vaincus. Ils pensaient que les trois années glorieuses qu’ils avaient passées avec Jésus venaient de se terminer brusquement et définitivement. Mais quelque chose les a changés, car d’effrayés et de découragés qu’ils étaient ils sont devenus audacieux, courageux et directs. Pierre, qui avait nié avoir même connu Jésus, proclamait quelques semaines plus tard au cœur de Jérusalem que Jésus était Seigneur et ressuscité des morts. Il doit bien y avoir une explication plausible pour les changements extraordinaires survenus dans la vie de ces personnes. L’histoire relate très souvent que la mort d’un grand chef est habituellement suivie de querelles et de divisions parmi ses disciples. Dans le cas des disciples de Jésus, cependant, nous les voyons se rassembler dans une unité de l’esprit et de pensée, pour laquelle il est difficile de trouver un parallèle ailleurs dans l’histoire.14

 

            Il n’y a pas que les disciples, mais aussi des sceptiques et des ennemis qui ont été transformés. Jacques et les autres frères de Jésus ne croyaient pas que Jésus était le Seigneur pendant sa vie.15 Que faudrait‑il pour que vous croyiez que votre frère est le Seigneur Dieu ? Mais plus tard, ils ont cru. En outre, Jacques n’a pas seulement cru,16 mais il est devenu le chef du mouvement chrétien de Jérusalem et est même mort en martyr en l’an 62.

 

            Saul de Tarse était le principal persécuteur des premiers chrétiens. Il haïssait « l’hérésie » chrétienne au point de tuer pour y mettre un terme. Cependant, quelque chose s’est produit qui a transformé Saul, le persécuteur numéro un, en Paul, le propagateur numéro un du christianisme. Il était entièrement transformé. C’est ainsi qu’il a renoncé au prestige et aux commodités de son statut de rabbin respecté pour endosser la vie d’un missionnaire itinérant, exposé à d’incroyables souffrances.17 Quelque chose de remarquable a dû se produire pour changer cet homme.

 

            Il doit y avoir une cause suffisante pour expliquer et l’origine de cette croyance en la résurrection et l’étonnante transformation de disciples effrayés, de sceptiques et d’ennemis. Il ne semble pas y avoir d’explication plausible des faits en dehors de celle qu’ont donnée les premiers chrétiens, à savoir que Jésus est ressuscité physiquement des morts et est apparu à ces personnes. Ces événements ne peuvent s’expliquer autrement que par la résurrection. Ce n’est donc pas la foi des premiers chrétiens qui a fabriqué les faits, mais bien les événements de Pâque qui ont suscité la foi des premiers chrétiens.

 

Des contradictions ?

 

            Bien des gens rejettent la résurrection de Jésus parce qu’ils pensent que les récits qu’en font les Évangiles sont entièrement contradictoires.18 Toutefois, un récent ouvrage de John Wenham montre qu’ils sont complémentaires, et non contradictoires. En portant une attention particulière aux détails et aux indices qui se trouvent dans les récits, Wenham a présenté une harmonisation plausible et extrêmement raisonnable des différences superficielles.19

 

Conclusion

 

            Les preuves montrent que le tombeau était effectivement vide, et qu’après sa mort Jésus a apparu physiquement à différentes personnes, à diverses occasions et dans divers lieux. De plus, l’origine même de la foi chrétienne ainsi que la transformation des disciples, de sceptiques et d’ennemis ne peuvent s’expliquer que par une résurrection. Il n’existe aucune explication naturelle plausible pour aucun de ces trois points établis de façon indépendante, et encore moins pour tous les trois. Ensemble, ils convergent fortement vers la même conclusion inévitable : que Jésus est bel et bien ressuscité physiquement et corporellement des morts. Si on nie cette conclusion, on est rationnellement obligé de fournir une explication plus plausible qui s’accorde avec les faits. On ne peut donc guère reprocher à une personne raisonnable de croire en la résurrection.

 

La signification

 

            Quelle signification cela a‑t‑il que Jésus de Nazareth soit ressuscité des morts ? Comme nous l’avons souligné dès le départ, cela prouve qu’il disait vrai quand il affirmait être Dieu. Voici ce qu’en dit Wolfhart Pannenberg : « La résurrection ne peut être considérée que comme la justification divine de l’homme que les Juifs ont rejeté comme blasphémateur ».20

 

            Mais plus que cela, la résurrection offre de l’espoir, car Jésus détient la clé qui ouvre la porte de la vie éternelle. Il a dit : « Je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi vivra, même s’il meurt ; et quiconque vit et croit en moi ne mourra jamais. »21

 

Voir aussi :

 

Un autre article au sujet de la résurrection 

 

Quel est l'importance des  « prophéties » concernant Jésus ?

 

Mais comment peut-on se fier aux textes bibliques?

 

 

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Michael Horner est un auteur, conférencier, et apologiste avec Campus pour le Christ, Canada.  Chaque année il prend la parole devant des milliers d’étudiants et de professeurs dans le cadre de débats et de conférences.

 

© 1994 Campus Crusade for Christ, Canada



12 Jean 11.23,24.

13 Michael Grant, Jésus : An Historian’s Review of the Gospels, p. 199.

14 John Wenham, Easter Enigma: Are the Resurrection Accounts in Conflict ?, Zondervan, 1984, p. 123.

15 Voir Matthieu 13.55; Marc 6.3 ; Jean 7.5

16 Voir Actes 1.14.

17 2 Corinthiens 11.23‑29

18 Par exemple, voir Dan Baker, Easter Challenge, Leave No Stone Unturned, Freethought Today, Madison Wisconsin, March 1990, pp. 4,5.

19 John Wenham, Easter Enigma : Are the Resurrection Accounts in Conflict ?, Zondervan, 1984.

20 Cité dans Craig. Assessing the New Testament…, p. 420

21 Jean 11.25,26

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Rencontrez Poly Goy

étudiant en sciences. Ses parents se sont sauvés du Cambodge persécutés par les Khmers rouges.

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