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Jésus est-il vraiment ressuscité des morts ?

par Michael Horner


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Le christianisme dépend entièrement de la Résurrection !

 

Si Jésus‑Christ n’est pas ressuscité des morts, la foi chrétienne est vaine, et cela, même l’apôtre Paul le reconnaît. De plus, comme Dieu ne leur a pas vraiment pardonné, des millions de chrétiens vivent dans l’illusion depuis près de 2000 ans et sont plus à plaindre que le reste du monde.

 

D’un autre côté, si Jésus est ressuscité des morts, cela prouve qu’il disait vrai quand il affirmait être Dieu. Cela nous donne aussi l’assurance qu’il y a une vie après la mort, que Dieu est venu sur cette planète nous manifester son amour, et que Jésus‑Christ est le chemin, la vérité et la vie, le pont entre nous et notre Créateur.

 

Les arguments en faveur de l’historicité de la Résurrection reposent essentiellement sur les preuves fournies par trois faits établis de façon indépendante. Si on peut démontrer que le tombeau de Jésus était bel et bien vide, que Jésus est apparu physiquement et corporellement à de nombreuses personnes après sa mort, et que l’origine de la foi chrétienne ne peut s’expliquer que par sa résurrection, alors, s’il n’y a pas d’explication naturelle plausible qui s’accorde avec les faits, on peut raisonnablement conclure que Jésus est ressuscité des morts.1

 

On ne peut exclure la possibilité de la résurrection en présupposant que les miracles sont impossibles. En effet, quand un sceptique affirme que les récits de la Résurrection sont légendaires parce qu’ils décrivent quelque chose de miraculeux, la présupposition naturaliste fait partie de l’argumentation en faveur de l’hypothèse, et le débat est circulaire.2

 

Tant que l’existence de Dieu est une possibilité, les miracles aussi sont possibles. Comme le fait remarquer le philosophe W. L. Craig : « La possibilité des miracles est […] un terrain neutre entre ceux qui affirment que les miracles sont nécessaires et ceux qui affirment que les miracles sont impossibles. »3

 

Ce qu’on doit faire alors, c’est tenter de répondre honnêtement à la question suivante : Quelle serait, d’après les preuves, l’explication la plus plausible des faits ?

 

Le tombeau vide

 

Il existe au moins six arguments à l’effet que le tombeau était vide en ce premier matin de Pâque.

 

            Premièrement, l’origine du mouvement chrétien à Jérusalem n’aurait pas été possible si le tombeau n’avait pas été vide. En effet, si le tombeau avait encore contenu le corps, personne n’aurait cru l’histoire des disciples au sujet de la résurrection.

 

Or, des milliers de personnes y ont cru. La naissance du christianisme dans la ville même où Jésus a été publiquement crucifié et enseveli ne peut s’expliquer que si le tombeau était vide.

 

            Deuxièmement, le récit écrit décrivant l’ensevelissement est généralement reconnu comme étant historiquement crédible. La mention de Joseph d’Arimathée comme celui qui a enseveli Jésus dans son propre tombeau est l’une des nombreuses raisons pour lesquelles la plupart des spécialistes acceptent la justesse du récit de l’ensevelissement Il est, en effet, très improbable qu’on ait pu propager des histoires fausses sur un membre du sanhédrin, la classe dirigeante juive.

 

Par ailleurs, l’absence d’autres histoires d’ensevelissement renforce la crédibilité du récit biblique. Si la tradition biblique est légendaire, on s’attendrait à trouver des traditions contradictoires, surtout dans la littérature juive.

 

En outre, l’histoire de l’ensevelissement et du tombeau vide forme un récit continu, lié grammaticalement et linguistiquement. Par conséquent, si le récit de l’ensevelissement est sûr, le récit du tombeau vide est vraisemblablement sûr lui aussi.

 

Si le récit de l’ensevelissement est juste, alors l’emplacement du tombeau (dans le jardin de Joseph) était sûrement bien connu. Et si l’emplacement du tombeau était bien connu, les disciples n’auraient pas cru que Jésus était ressuscité à moins que le tombeau ne soit vide. Ils n’auraient pas non plus réussi à convaincre tant d’autres personnes à Jérusalem de croire.

 

Par contre, on peut être certain que si le corps s’était encore trouvé dans le tombeau, les autorités juives l’auraient fait exhumer et auraient dévoilé toute la charade. Cependant, le fait est que, même si elles avaient toutes les raisons de vouloir réfuter le christianisme, elles n’ont jamais pu produire le corps de Jésus – que ce soit dans le tombeau ou en dehors de celui‑ci.

 

            Troisièmement, la toute première propagande antichrétienne confirme que le tombeau était vide. Les chefs religieux juifs prétendaient que les disciples avaient volé le corps. Cependant, le fait qu’ils n’aient jamais nié que le tombeau de Jésus fût vide, mais qu’ils aient uniquement tenté de donner une explication satisfaisante est une preuve convaincante indiquant que le tombeau était effectivement vide.

 

Or, historiquement, c’est la meilleure qualité de preuve possible, puisqu’elle vient des adversaires du christianisme.

 

          Quatrièmement, le fait que le tombeau de Jésus n’ait jamais été vénéré comme lieu saint au premier siècle indique qu’il était vide, car la coutume voulait que le lieu où se trouvaient les ossements d’un homme saint constitue un lieu saint.

 

À l’époque, en Palestine, il existait au moins 50 lieux de ce genre. L’absence d’un tel lieu dans le cas de Jésus suggère donc que ses ossements n’étaient pas là.

 

            Cinquièmement, le témoignage de l’apôtre Paul implique que le tombeau était vide. Écrivant vers l’an 55, Paul cite un vieux dicton chrétien qui dit que Jésus est mort, a été enseveli et est ressuscité le troisième jour.

 

Or, l’idée que quelqu’un puisse être ressuscité des morts alors que son corps serait encore dans le tombeau n’aurait pas eu de sens dans la pensée juive de Paul, car le concept juif de la résurrection était extrêmement physique. Paul suggère donc clairement que le tombeau était vide.

 

Comme W. L. Craig le fait remarquer : « Si tel n’était pas le cas, la théologie paulinienne aurait emprunté une voie entièrement différente pour tenter d’expliquer la possibilité de la résurrection alors que le corps est resté dans le tombeau. »4

 

Par ailleurs, ce dicton concernant la mort, l’ensevelissement et la résurrection de Jésus que Paul cite est trop récent pour être légendaire. Paul l’aura appris au cours des deux années qui ont suivi sa conversion, ou du moins pas plus tard qu’en l’an 36, c’est‑à‑dire quand il a rendu visite à Pierre et Jacques à Jérusalem.

 

Ainsi, cette formule date tout au plus de cinq ou six ans après la résurrection, donc pas assez longtemps pour constituer une légende.

 

            Sixièmement, les récits qui relatent l’ensevelissement et la disparition du corps de Jésus dans l’Évangile selon Marc sont basés sur une source très primitive. Marc mentionne le souverain sacrificateur sans utiliser son nom, ce qui implique que Caïphe était encore le souverain sacrificateur quand cette histoire a commencé à circuler.

 

Si elle avait été écrite après le mandat de Caïphe, Marc aurait mentionné son nom pour le distinguer du nouveau souverain sacrificateur. Étant donné que Caïphe a été souverain sacrificateur de l’an 18 à l’an 37, cette histoire a commencé à circuler avant l’an 37, c’est‑à‑dire moins de sept ans après les événements.

 

Les six points précédents comptent parmi plusieurs arguments solides indiquant que le tombeau était vide le dimanche matin qui a suivi la mort de Jésus. Au cours des dernières années, les spécialistes ont eu tendance à accepter l’hypothèse du tombeau vide, puisqu’il est très difficile de la réfuter sur des bases historiques.

 

L’historien Michael Grant tire donc la conclusion suivante : « L’historien ne peut légitimement nier que le tombeau était vide […], car si on applique le même genre de critères qu’on appliquerait à toute autre source littéraire ancienne, alors les preuves sont fermes et assez plausibles pour qu’on soit obligé de conclure que le tombeau était effectivement vide. »5

 

 La plupart des gens qui rejettent la possibilité que le tombeau était vide le font à cause de suppositions philosophiques comme : « les miracles sont impossibles ». Toutefois, à la lumière des faits historiques, on doit peut‑être simplement changer ce genre de suppositions.

 

Voir aussi:

 

Un autre article sur la résurrection

 

Quel est l'importance des prophéties concernant Jésus?

 

Mais comment peut-on se fier aux textes bibliques?

 

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1 Le plan et une grande partie du contenu du présent article sont inspirés des écrits et conférences de W. L. Craig, en particulier The Historical Argument for the Resurrection of Jesus During the Deist Controversy, The Edwin Mellen Press, 1985 ; Assessing the New Testament Evidence for the Historicity of the Resurrection of Jesus, The Edwin Mellen Press, 1989 ; The Son Rises, Moody Press, 1981 ; Knowing the Truth About the Resurrection, Servant Books, 1988.

2 W. L. Craig, Assessing the New Testament Evidence for the Historicity of the Resurrection of Jesus, The Edwin Mellen Press. 1989, pp. xv-xvii.

3 W. L. Craig, The Historical Argument for the Resurrection of Jesus During the Deist Controversy, The Edwin Mellen Press, 1985, p. 541.

4 W.L. Craig, Assessing the New Testament…, p. 359.

5 Michael Grant, Jesus : An Historian’s Review of the Gospels, Charles Scribner’s Sons, 1977, p. 176.


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Rencontrez Poly Goy

étudiant en sciences. Ses parents se sont sauvés du Cambodge persécutés par les Khmers rouges.

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