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L'Absurdité de la vie sans Dieu

par William L. Craig


English articles by William Craig on the Existence of God        

 

 « L'homme, écrit Loren Eisdey, est un orphelin dans l'univers. » Il est le seul être vivant à se  demander :  « Pourquoi? »

 

Les autres animaux ont seulement un instinct pour les guider, mais l'homme a appris à se poser des questions.

 

« Qui suis-je?, se demande-t-il. Pourquoi suis-je ici? Où vais-je?»

 

Depuis le siècle des Lumières, lorsque l'être humain s'est débarrassé des entraves de la religion, il a tenté de répondre à ces questions sans tenir compte de Dieu.  Mais les réponses obtenues n'eurent rien de réjouissant. Au contraire, elles furent sombres et terribles.

 

« Nous sommes le résultat d'un accident de la nature, un résultat de la matière, du temps et du hasard. Il n'y a aucune raison pour notre existence. Seule la mort nous attend. »

 

L'homme moderne pensait qu'en se débarrassant de Dieu, il serait libre de tout ce qui l'opprimait et l'étouffait. Il découvrit, au contraire, qu'en tuant Dieu, il se tuait également, car sans Dieu, la vie devient absurde. Le destin ultime de la race humaine n'est que son anéantissement. La vie humaine devient dénuée de toute signification et de toute valeur.

 

Examinons chacun de ces points.

 

Premièrement, sans Dieu, le destin ultime de la race humaine ne peut être que son anéantissement. A la fin du 20ième siècle, l'homme semble être face à la perspective imminente d'un holocauste nucléaire ou d'une famine mondiale d'après certaines personnes appartenant à la communauté scientifique.

 

La race humaine va-t-elle simplement s'en aller en fumée, perdue dans l'oubli d'un univers indifférent?

 

Dans le roman «La Machine à voyager dans le temps», le héros de Wells voyage très loin dans le futur pour découvrir le destin de l'homme. Il n'y trouve qu'une terre morte et silencieuse tournant autour d'un gigantesque soleil rouge.

 

Lorsque, non-croyant, je lut pour la première fois ce roman, je me suis dit :  « Non, non! Cela ne peut se terminer de  cette façon! »  Mais, s'il n'y a pas de Dieu, c'est  là notre seul destin possible, qu'on le veuille ou non. Comme le dit T.S Elliot :

« C'est ainsi que le monde finit,

   C'est ainsi que le monde finit,

   C'est ainsi que le monde finit,

   Non pas dans un boom, mais dans un gémissement. »

 

Deuxièmement, sans Dieu, la vie de l'individu n'a aucune signification fondamentale, car sans Dieu tout se termine à la mort. Si c'est le cas, quelle signification fondamentale un individu peut-il donner à sa vie?

 

Certes, nous pouvons dire que notre vie a eu une importance en ce qu'elle a influencée les autres ou affecté le cours de l'histoire. Notre vie a pu être importante par rapport à certains autres événements, mais quelle est la signification finale de ces événements? Si tous les événements sont dénués de sens, alors quel peut être l'intérêt de les influencer?

 


 

Si malgré toutes les contributions du savant pour l'avancement de la  connaissance humaine, toutes les recherches du médecin pour soulager la douleur et la souffrance, tous les efforts du diplomate pour assurer la paix mondiale, tous les sacrifices des hommes de bonne volonté partout dans le monde pour améliorer le sort de la race humaine, tout se termine par la mort── cela, en fin de compte, ne change rien du tout. C'est l'horreur de l'homme moderne : parce que sa vie se termine dans le néant, il est lui-même néant.

 

Troisièmement, la vie ne peut se reposer sur aucune valeur.

 

Si la vie se termine à la tombe, alors cela ne fait aucune différence si quelqu'un a vécu comme un Stalin ou comme un saint. Comme l'écrivain russe Féodor Dostoyevsky l'écrit : « S'il n'y a pas d'immortalité, alors tout est permis. »

 

Mais le problème s'aggrave. Car, s'il n'y a pas de Dieu, alors on ne peut déterminer d'une façon absolue ce qui est bien et ce qui est mal.  Dans un monde sans Dieu, qui peut dire quelles sont les valeurs fausses et quelles sont les vraies? Qui peut juger que les valeurs d'Adolf Hitler étaient inférieures à celles d'un saint? Car dans un univers sans Dieu, le bien et le mal n'existent pas. Il y a seulement le fait aride et sans valeur de l'existence, et personne ne peut dire que tu as raison et que moi, j'ai tort.

 

J'espère que vous commencez à voir la gravité du choix qui se trouve devant nous. Car si Dieu n'existe pas, alors tout ce qui nous reste est le désespoir. La vie n'aurait aucun but, aucune signification, et aucune valeur. Car, comme un écrivain moderne le dit: «Si Dieu est mort, l'homme est mort aussi.»

 

Que pouvons-nous faire face à cette situation? À mon avis, nous avons trois possibilités.

 


 

1.  Nous suicider. Face à l'absurdité de la vie, on devrait simplement y mettre fin maintenant. Camus considérait le suicide comme étant la seule question philosophique sérieuse.  « Est-ce que cela vaut la peine de continuer à vivre? » Nous entendons parler de gens qui ont répondu « non », mais pour la plupart d'entre nous, les plaisirs de la vie et la crainte de l'inconnu nous forcent à continuer de vivre.

 

2.  La deuxième possibilité est de faire face à l'absurdité de la vie et de vivre courageusement. Mais le problème ici, c'est qu'il est impossible de vivre logiquement et heureux avec une telle perspective. En effet, la plupart des gens, dans leur subconscient, supposent que la vie a une signification, une valeur et un but, même s'ils n'ont pas le droit de le faire, puisqu'ils ne croient pas en Dieu.

 

L'homme ne peut vivre sans signification. C'est la réalisation de ce fait qui a poussé quelques philosophes à dire qu'on peut se créer un sens à la vie, même s'il n'y en a pas vraiment. Mais ce choix est le choix de vivre une illusion illogique. C'est facile à comprendre: Supposez que je donne à l'univers un sens et vous, un autre. Qui a raison? C'est évident. Ni l'un ni l'autre.

 

L'homme ne peut non plus vivre comme si  les valeurs n'existaient pas. Il ne peut pas vivre comme s'il était parfaitement bien que des soldats massacrent des enfants innocents ou que des régimes dictatoriaux suivent un programme systématique de torture physique de prisonniers politiques, ou qu'ils commettent impitoyablement un génocide contre leur propre peuple. Tout en lui se révolte pour dire que ces actes sont mauvais-vraiment mauvais. 

 

Mais s'il n'y a pas de Dieu, il n'a aucune raison de faire une telle déclaration. C'est par un acte de foi aveugle qu'il affirme ses valeurs de toute manière, et en faisant cela, il révèle l'insuffisance d'un monde sans Dieu.

 

Quand cela vient au problème du but dans la vie, la seule façon pour la plupart des gens qui nient un but à la vie de vivre heureux est de se fabriquer un but quelconque, ce qui revient à ce faire des illusions, ou d'emprunter la croyance en l'immortalité de leurs ancêtres, bien qu'ils n'ont aucune base pour cette croyance, puisqu'ils ne croient pas en Dieu. Ils doivent encore une fois faire un acte de foi aveugle et sans logique afin d'affirmer leur raison de vivre.

 

Comprenez-vous maintenant pourquoi, si Dieu est mort, l'homme est mort aussi?  L'homme ne peut pas vivre logiquement et heureux si la vie n'a aucun sens, aucune valeur ou aucun but.

 


 

3. Et maintenant, voici la troisième alternative et la dernière : Dieu existe, et la vie a un sens, une valeur et un but. C'est la position du christianisme biblique, qui dit qu'il y a un Dieu qui vous aime et qui vous a créé pour que vous le connaissiez personnellement pour toujours. La Bible dit : « Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu'il ait la vie éternelle. » Jésus, en priant le Père, définit la vie éternelle comme suit : « Or, la vie éternelle, c'est qu'ils te connaissent, toi le seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus Christ. »

 

Le christianisme biblique fournit les deux conditions nécessaires à l'homme: Dieu et l'immortalité.   Selon Jésus, le sens et le but de la vie consistent dans la connaissance personnelle de Dieu, qui est lui-même la norme absolue pour la détermination de nos valeurs.

 

Il nous reste donc trois alternatives comme solutions à la situation difficile de l'homme moderne. Deux ne fournissent pas les conditions nécessaires à une vie heureuse et logique.  Seulement la troisième y réussit. Laquelle alors choisirez-vous?

 

 

 

William Lane Craig est un profeseur de philosophie à Talbot School of Theology à La Mirada, California.

 

Voir aussi:

 

 

 

 

 

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Rencontrez Poly Goy

étudiant en sciences. Ses parents se sont sauvés du Cambodge persécutés par les Khmers rouges.

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