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Ne gâche pas ton argent pour quelque chose que tu ne feras jamais
Mon père a donné ce conseil à ma sœur cadette pendant sa pause de mi-année. Après avoir passé un semestre en études de l’Environnement, ma sœur a réalisé qu’elle ne voudrait jamais travailler dans un tel secteur. Elle est rentrée à la maison pour ses congés et a parlé de son souci. Mon père a commencé à considérer l’argent qu’elle dépensait dans ses études. Concluant que le retour sur investissement n’aurait jamais lieu, il lui a conseillé d’arrêter de faire ce qu’elle détestait pour commencer à faire quelque chose qu’elle aime.
Découvre ce que tu veux vraiment et fais-le
Pour savoir ce que tu veux faire, il faut d’abord déterminer ce que tu ne veux pas faire. En ce qui me concerne, je sais que je ne veux pas être comptable. Cependant, je ne l’ai appris que récemment. J’ai passé deux ans à étudier la comptabilité dans un collège communautaire, et trois autres années à l’université. Mes résultats étaient corrects, mais pas merveilleux. J’ai vu dans la comptabilité une bonne carrière lucrative. Ma motivation était d’embrasser cette carrière. Un jour, pendant une entrevue pour un stage que je convoitais, je me suis rendue compte que la réalisation de cette carrière était en conflit avec tout mes autres désires et objectifs de vie.
La recherche d’une position et d’un salaire, tactique utilisée par beaucoup, est pourtant la mauvaise raison de poursuivre une carrière. C’est vrai, nous avons besoin d’argent pour vivre. Mais nous avons aussi besoin de sentir dans notre travail quotidien une importance et un objectif personnel. Indéniablement, nous sommes chacun dotés de talents, compétences, passions et idées uniques. Je pense que lorsque nous utilisons et incorporons nos dons et nos passions dans notre carrière, nous expérimentons un nouveau niveau de satisfaction au travail.
Pense à des façons créatives de compléter ton diplôme avec tes talents, compétences et passions.
Dans de récentes enquêtes réalisées par Statistique Canada, on découvre que 56 000 nouveaux emplois ont été créés au Canada en avril 2004. 36 000 de ces nouveaux emplois sont des nouveaux entrepreneurs. Bien que de nombreuses raisons puissent motiver une personne qui lance sa propre entreprise voici une cause récurrente : le sens de la liberté et du succès en possédant sa propre entreprise. Les personnes qui travaillent à leur compte prennent leurs meilleures qualités et les combinent avec ce qu’elles aiment pour créer leur emploi idéal.
Trouver mes passions.
En dehors du fait que je ne puisse pas faire une addition sans calculatrice, je n’ai pas aimé le mode de vie que j’aurais eu si j’avais continué en comptabilité. J’ai toujours aimé travailler près des gens. Pendant l’université, mon emploi comme assistante au labo informatique m’a donné l’opportunité de travailler en équipe. Je jubile rien qu’à penser être dans cet environnement et de pouvoir aider des gens. Je me sentais utile dans ce labo. Je pouvais utiliser mes compétences et mes connaissances en informatique. Et même si mon bureau semble être dans un état catastrophique, je sais que j’ai le sens de l’organisation. J’ai trouvé que mon emploi d’assistante au labo informatique était plein de défis et de récompenses parce qu’il exerçait mes forces, mes compétences et mes intérêts.
Grâce à mon expérience de travail dans un labo informatique et à la détermination de mes forces et faiblesses, j’ai découvert quel type de travail il me fallait et que j’aimais faire. Ainsi, au lieu de chercher un poste de comptable, j’ai cherché un emploi de secrétaire. Je sais que la comptabilité est beaucoup plus lucrative que de s’asseoir derrière un bureau de secrétaire, mais il faut que quelqu’un tape les lettres et sorte les dossiers.
N’ai pas peur de passer pour un échec
Certaines personnes pourraient penser que je suis stupide d’avoir abandonné mon objectif initial de carrière, mais je vois que ma vie est un grand succès. Même si je suis particulièrement survoltée au jour de paie, l’argent n’est pas le centre de ma vie. Pour moi, mon succès est d’aller au travail tous les matins avec la joie au cœur.
Sortir de sa zone de confort
« Bon et maintenant ? » C’est probablement la question la plus courante des diplômés d’université. Tu as probablement passé quelque chose comme quatre années ou plus à l’université. L’université est devenue un environnement familier et très confortable. Pour beaucoup, elle a été une des premières périodes de vie loin des parents. Tes amis d’université sont devenus un substitut de famille. Quitter l’école devient un rappel de ce qu’était ton départ de la maison. Si tu n’as pas d’emploi suite à ton diplôme, quitter l’école sera un changement drastique et probablement des plus effrayants.
Sois prêt(e) au changement. Espère-le.
Lorsque tu seras diplômé(e), recherche ce que tu adores faire et fais-le. Peu importe si ce n’est pas ce que tu «voulais » faire quatre, cinq ou dix ans plus tôt. Peu importe si tu ne deviens pas riche ou célèbre. Chacun(e) d’entre nous a été créé(e) pour être doué(e) pour quelque chose. Il y a des chances pour que cette chose soit l’une de celles que tu aimes faire le plus. J’ai toujours trouvé que ces paroles sages du roi Salomon s’appliquent à ce dilemme des nouveaux diplômés quand ils choisissent une carrière : « J’ai vu qu’il n’y a rien de meilleur pour un homme que de jouir de son travail, parce que c’est sa vie. »
Fais ce que tu aimes. Fais ce pour quoi tu es doué(e) et tu découvriras une satisfaction dans la vie que la plupart des gens n’atteindront jamais.
Est-ce que les «success stories » existent ? L’histoire de ma sœur cadette me donne l’espoir qu’elles existent effectivement. Après sa déception en études de l’environnement, elle s’est accidentellement rendue compte que ce qu’elle aimait le plus était – la coiffure. Après avoir engagé les démarches pour débuter sa carrière, elle a immédiatement été acceptée par l’une des meilleures écoles de la ville et a commencé à utiliser un talent qu’elle avait toujours eu. Elle fait ce qu’elle aime faire. Et, autant que je puisse m’en rappeler, je ne l’ai jamais vue plus heureuse que maintenant.
Hannah est diplômée d’administration de l’université McMaster. Elle est secrétaire à McMaster et profite d’une grande variété d’activités, dont la confection de robes, le crochet et l’écriture.
Utilisé avec permission. Traduit par Aurélien Hathout.