Quand 5 000 étudiants chantèrent pour elle, Shaila réalisa qu'elle avait atteint le sommet de sa carrière étudiante. Mais elle dut aussi reconnaitre que sa vie n'était pas aussi idéale qu'on pouvait le croire.
J'ai grandi dans une petite communauté agricole et tranquille près de la ville de Windsor, en Ontario au Canada. Je suis l'aînée de trois enfants d'une famille multiculturelle : ma mère vient d'Angleterre, mon père, d'Inde.
Quand j'étais enfant, mon père voyageait beaucoup pour son travail et il n'était pas souvent à la maison. Bien que cela ne semblait pas trop grave à l'époque, je ne compris que plus tard l'importance que ces absences eurent sur ma mère, mon frère, ma sœur et moi. C'est de mon père que j'ai appris à mener une vie très active.
Au secondaire, je divisais mon temps entre les réunions du conseil étudiant, les tournois sportifs et mes cours. Pendant que mes amis faisaient la fête, je me concentrais sur mes études et de nombreuses activités para-scolaires. J'étais vice-présidente du conseil étudiant et présidente du comité athlétique. Le volley-ball était ma passion, je jouais dans deux équipes et j'espérais pouvoir continuer à l'université.
Mes efforts furent récompensés par une bourse d'études au Collège Huron de l'Université de l'ouest de l'Ontario. J'avais très peur quand j'ai quitté la maison, mais j'étais aussi très contente de laisser derrière moi l'atmosphère confinée de notre petite ville. Durant ma première semaine à l'université, je décidai de faire la noce pour impressionner mes nouveaux amis. Je découvris qu'il est plus facile d'être acceptée quand on fait comme tout le monde. Je voulais toujours jouer au volley-ball, mais mes nuits blanches me laissaient plutôt en mauvaise forme. Les essais pour former l'équipe passèrent sans que j'y participe.
Je savais que je ne vivais plus à la hauteur de mes idéaux mais je me donnais des excuses en me disant que je devais m'ajuster à la vie universitaire et au travail nécessaire pour réussir. Je me fis beaucoup d'amis cette année-là en participant au conseil étudiant et à la vie sociale de ma résidence.
À la fin de ma première année, je fus choisie comme organisatrice de la semaine d'accueil des nouveaux étudiants au Collège Huron. Mon travail pour l'été était tout tracé: j'allais organiser la meilleure semaine d'accueil de mémoire d'étudiant et j'allais aussi me mettre en forme pour jouer au volley-ball à l'automne.
Malheureusement, à la fin de la première semaine des vacances d'été, je me suis cassé la cheville au cours d'une soirée. Un de mes amis m'avait prise dans ses bras et me laissa accidentellement tomber. Je me suis promenée plusieurs mois avec des béquilles et j'ai du subir plusieurs opérations pour que ma cheville guérisse complètement. Tous mes espoirs de jouer au volley-ball à l'automne suivant, s'envolèrent.
De retour à l'université, j'ai agi comme si de rien n'était. J'ai continué à m'amuser avec mes amis et je me suis lancée dans un tourbillon d'activités. La semaine d'accueil fut un grand succès et je décidai de l'organiser encore l'année suivante, mais cette fois pour toute l'université et pas seulement pour les nouveaux étudiants.
J'ai passé cet été là à l'université pour préparer l'accueil des 5 000 étudiants de l'année suivante et pour former 700 bénévoles. Ma vie sociale était si active que j'en étais aux anges. J'atteignis le sommet de ma carrière étudiante quand, à la fin de la semaine d'accueil, 5 000 étudiants chantèrent pour moi. C'était électrisant, mais c'est à ce moment que j'ai réalisé que ma vie avait toujours un grand vide. Si j'étais aussi populaire et comblée que tout le monde le croyait, pourquoi avais-je ce sentiment d'avoir encore besoin de quelque chose?
Je ne voulais pas admettre à mes amis que ma vie n'était pas aussi idéale qu'ils se l'imaginaient. Je ne voulais même pas me l'admettre à moi-même. Je ne savais plus vers qui me tourner.
Une semaine plus tard, je rencontrai par hasard l'une de mes camarades de la résidence. J'avais beaucoup de respect pour elle et je sentais qu'il me serait facile d'établir un contact avec elle. Quand elle m'invita à une étude biblique, j'acceptai immédiatement. C'est là que j'en appris plus sur la Bible et sur Jésus.
Au début, je ne voulais pas abandonner le confort de ma petite vie, j'étais acceptée par mes amis et j'aimais bien mon image de bonne vivante et de fonçeuse. Néanmoins, je savais que quelque chose manquait à ma vie. Je me sentis tiraillée entre deux mondes. Je dus finalement admettre que je n'avais pas réponse à tout, que j'avais besoin d'aide. Avec l'aide des filles du groupe d'étude biblique, j'ai donné ma vie à Dieu. J'ai prié la prière suivante:
"Seigneur Jésus, je veux te connaître personnellement. Merci d'être mort sur la croix pour mes péchés. Je t'ouvre la porte de ma vie et je te reçois comme mon Sauveur et Seigneur. Merci de pardonner mes péchés et de me donner la vie éternelle. Je place ma vie entre tes mains ; fais de moi la femme que tu veux que je sois. Amen."
Après cela, j'ai éprouvé un soulagement immense, mon coeur était finalement en paix. Maintenant, je sais que l'amour et l'approbation de Jésus est tout ce qui compte. Il me connaît mieux que personne, Il m'accepte et Il m'aide à devenir une personne meilleure. Recevoir l'approbation de mes amis n'est plus désormais la force motrice motivant mes actions. Ma sécurité affective vient de ma relation avec Jésus.
Et vous? Est-il important pour vous d'être acceptée et d'être aimée? Vos accomplissements vous laissent-ils sur votre faim? N'avez-vous jamais pensé à développer une relation personnelle avec Dieu? Si c'est le cas, ce message est pour vous. Laissez Dieu faire de votre vie une aventure pleine de joie.
~Après avoir obtenu son diplôme à l'université et avoir travaillé un an en marketing. Shaila Watsa a commencé à travailler avec Women In Leadership (Femmes Leaders), une organisation interconfessionnelle qui répond aux besoins spirituels des femmes d'affaires. Cet article a été publié en Femmes Aujourd'hui. Utilisé avec la permission de l'auteur.