English
À l'université
Je n’ai pas eu beaucoup de choix au moment où il m’a fallu choisir quelle université fréquenter. Tout ce que ma famille et moi pouvions payer à cette époque là étaient les frais pour l’université dans la ville où j’habitais. De l’autre côté de la médaille, j’avais le privilège de continuer avec des études post-secondaires. Pendant que j’étudiais à l’université, j’habitais chez mes parents, avais parfois un emploi, et bénéficiais d’une petite bourse d’étude.
A posteriori, je pense que c’était un bon plan. J’ai pu être diplômée sans avoir une énorme dette à rembourser. Ceci m’a permis de poursuivre d’autres ambitions après l’obtention de mon diplôme. Au lieu de me lamenter sur mon manque de liberté, lorsque je suis entrée à l’université, j’ai choisi de faire de mon mieux dans le cadre qui m’était accordé.
J’ai dû choisir les cours et la majeure que je voulais commencer. Dans le fond, je suivais mon cœur et choisissais d’investir mon temps d’étude dans des choses qui m’intéressaient. Au secondaire, j’ai trouvé que, pour la plupart des matières, je pouvais avoir de bons résultats en travaillant fort. À l’université, j’ai eu besoin de restreindre mon champ de vision et de m’engager dans les domaines dans lesquels j’étais réellement douée. Ce changement d’attitude m’a aidé à rester motivée tout au long de mes études à l’université. Il m’a permis de poursuivre sérieusement l’étude des langues, complétée par d’autres cours en arts.
J’ai toujours dû travailler fort. Mais quand l’inévitable moment de vérité est arrivé où j’étais débordée et découragée par mes études, j’ai regardé en arrière et me suis dit « C’est difficile pour l’instant, mais ça ne va pas être toujours comme ça. Je sais que j’aime vraiment travailler là-dedans. » En me concentrant suffisamment dans ce que j’aimais pendant ma carrière d’études, j’ai pu connaître le succès en bout de ligne.
Conseils pour étudiants
Bien que je me suis fortement concentrée dans mes études, j’ai découvert l’importance de m’attacher à mes amies et amis. Durant ma première année d’université, j’ai trouvé un groupe d’étudiants qui partageaient mes valeurs et mes passions. Je m’y suis impliquée de plus en plus. La plupart de mes amitiés de cette époque de ma vie venaient de mon implication dans ce groupe d’étudiants.
Bien sûr, j’ai étudié fort mais j’ai aussi obtenu une grande satisfaction en m’investissant dans des causes valables et dans des gens. Ces activités étaient motivées par des valeurs qui n’avaient aucun rapport avec l’avancement académique. Ainsi, j’ai pu éviter d’être trop absorbée et centrée sur moi dans cette période de ma vie où il faut se focaliser intensément sur le développement de son coté intellectuel.
Durant mes dernières années universitaires, j’ai consciemment choisi d’investir mon temps en jouant le rôle de mentor autour de moi. Le cours de ma vie d’adulte avait été transformé grâce à un mentor dans ma première année d’université. J’ai voulu rendre la pareille à d’autres.
Le coté positif de prendre du temps pour construire des relations profondes, significatives et centrées sur ses valeurs est qu’il est toujours possible de t’amuser avec quelqu’un sans être « pompé » par des soirées de type autodestructeur.
À mon sujet
Danse du ventre ou danse classique – J’ai essayé beaucoup de choses dans la vie, non pas que je sois une grande aventurière, mais j’aime apprendre des nouvelles choses et élargir mes horizons. Et même si j’ai tenté la danse du ventre, je suis retournée pour me consacrer à ce que j’aimais vraiment : le ballet classique, comme loisir et pour faire de l’exercice.
Si jamais j’écrirais un livre, je l’intitulerais « L’Art de la cuisine d’autodéfense » - avec mes expériences sans gluten, sans lactose, sans sucre, sans parfum, sans pesticide. Dans ce livre, j’expliquerais comment vivre avec des restrictions ne signifie pas vivre sans liberté. La liberté est un état d’esprit intérieur. Elle ne dépend pas des circonstances.
Jeune adulte, j’ai été diagnostiquée comme ayant la maladie cœliaque. J’ai eu pendant des années des crampes musculaires constantes et des maux de tête. La douleur constante a circonscrit mes activités journalières et à terni ma perspective de vie. Les gens me disaient « de ne pas se stresser » et que ça allait partir. Ça n’a pas été le cas. Ce n’est pas que j’étais trop stressée : mais c’est mon système digestif qui était constamment sous le stress à cause des aliments qui l’irritaient.
Finalement, après être sortie du pays et avoir pris des traitements antibiotiques pour une supposée intoxication alimentaire, ma digestion finit par éclater. C’est alors que j’ai découvert de moi-même que mes symptômes tels que la fibromyalgie « disparaissaient » avec un régime sans gluten.
Une discipline de tous les jours à suivre un régime spécial a depuis lors conditionné ma vie. Ma propre expérience de cette maladie « incurable » et des souffrances m’ont conduit à explorer des méthodes alternatives de santé et de guérison. J’ai maintenant trouvé quelque chose à offrir aux gens qui souffrent de maladies. Mon point de vue sur la souffrance a changé. Mon caractère est pour toujours positivement marqué par cette expérience de la souffrance.
Dans le fond, je suis une recluse antisociale introvertie, liée par le mariage à un des hommes les plus extravertis au monde. Mon choix de vocation m’a aussi conduit, le plus souvent dans ma carrière, à m’engager dans des activités consacrées aux gens. Certains jours, je voudrais juste ne pas me montrer. Y a-t-il un bouton sur lequel tu voudrais appuyer pour te « désabonner » de la vie?
J’imagine parfois m’échapper de cette civilisation et de ses accoutrements (courriel, ordinateur, téléphone, boîte aux lettres) et atterrir sur une île déserte avec rien d’autre que quelques bons livres.
Je me vois comme étant une femme d’intérieur, même si j’ai passé certains de mes instants de vie les plus importants et les plus agréables dans des lieux plutôt éloignés: Guyane, Honduras, France, Belgique, Togo, Cuba et Philippines.
Une des meilleures choses qui me soit arrivée a été d’avoir des enfants tard dans la vie. Avant d’avoir mes deux propres bambins, je n’étais pas une personne « à enfants ». Je ne peux pas honnêtement dire que « j’adore les enfants » maintenant que je suis parent, mais je pense qu’il est exact de dire que « j’adore mes enfants ». Lorsque mon mari et moi prenions des cours de préparation au mariage, un pasteur avisé nous a dit au sujet des enfants : « ils apportent de l’amour avec eux » J’ai vu que c’était vrai. Si j’avais compris ce principe plus tôt dans ma vie, ça aurait évité bien des soucis et des faux sentiments de culpabilité.
L’éducation des petits a été plus difficile que j’aurais pu l’imaginer, mais en même temps, elle est plus gratifiante que ce que j’ai pu rêver. Je ne sais pas comment je m’en sortirais si je n’étais pas mariée avec un des meilleurs maris au monde.
Expérience spirituelle
Je ne peux pas me rappeler d’un moment où je n’ai pas parlé à Dieu. Peut-être est-ce en rapport avec le fait que la foi en Dieu et la fréquentation d’une église étaient simplement des choses naturelles dans la vie quotidienne de ma famille.
J’aime ma vie comme elle est maintenant. Mais quand j'étais adolescente, c'était une autre histoire! À vrai dire, je ne m’aimais pas. Ça me gâchait l'existence car peu importe où ma route me menait, même si les circonstances extérieures m'étaient favorables et agréables, il y avait tout le temps mon « moi méprisable » que je traînais partout.
Et ce n’est pas que ma vie était si mauvaise : un foyer stable, de bons amis, quelques intérêts et loisirs, de bons résultats scolaires… Extérieurement, tout semblait parfaitement normal. Mais intérieurement, j'aurais voulu me libérer de ce « moi méprisable ».
Une fois, dans un cours de natation, j’ai dû faire des longueurs avec mon jean, pour augmenter mon endurance. J’ai cru que j’allais me noyer. Le poids de ce jean trempé était pour moi presque intolérable. Supporter toutes les parties désagréables de moi-même me donnait un peu la même impression.
Une facette de ma personnalité n’était pas perçue par beaucoup de gens – une position d’autodéfense, cynique, maussade et caustique. C’était le coté de moi que je n’aimais pas beaucoup et qui me dérangeais franchement. La plupart du temps, je le laissais sous le sable, mais une fois, cette face très cachée de Catherine s’est dégagée de sa laisse et a fait une apparition embarrassante en public
C’est alors que Dieu est intervenu. Le Seigneur a baissé son regard et il n’était pas impressionné par mon vernis religieux. Pour être honnête, je ne l’étais pas non plus.
Alors que j’avais 16 ans, même si j’avais grandi au sein d'une église, il me restait toujours cette question de fond : « Comment on fait ça, être chrétien? Montre-moi, Seigneur, parce que je ne peux pas le faire moi-même. » J’ai essayé de faire toutes les bonnes choses. Ça m'a semblé vide et insatisfaisant. Ça n’était pas réel. Je jouais un rôle. En dessous de tout ce bel emballage, il y avait encore mon « moi méprisable ». J’ai essayé de changer, mais j’ai constaté que je ne pouvais pas. Pas vraiment. Pas au niveau le plus profond, celui où tu vis réellement.
Je savais avec ma tête que Dieu m’aimait. Je l’ai toujours su. Mais je voulais expérimenter l’amour de Dieu. Je voulais être moi, mais un moi différent, pas le « moi méprisable». Je suis arrivée à un endroit, à l’âge de 16 ans où j’ai commencé à être plus honnête et à exprimer mes pensées et mes désirs à Dieu.
Dieu a répondu à mes prières. J’ai rencontré Jésus. Ce n’était pas exactement le Jésus que j’avais connu à l’école du dimanche. Ce Jésus-là était plus comparable à une représentation en deux dimensions du Sauveur dont on m’avait parlé durant mon enfance. Mais le nouveau Jésus existait dans ma vie. Il y a élu domicile. Je commençais à vraiment le connaître.
À ce moment, des choses ont changé. Le Bible parle de notre citoyenneté passant instantanément du royaume des ténèbres au royaume de lumière. Il y a eu, dans mon cas, un transfert de mon âme, suite à ma prière de repentance. La foi a pris sa place en un instant.
D’autres choses ont changé plus lentement. Il y a eu un déploiement graduel du « nouveau moi ». J’ai senti un réel changement, progressif et suivi que je sais ne pas avoir accompli par mes propres efforts. Ça venait de Dieu.
Ceci ne signifie pas que je n’ai pas des rechutes momentanées dans mon « vieux moi » et dans ma vieille façon « d’être moi ». Ceci signifie seulement que dans l’ensemble, j’ai une nouvelle direction pour ma vie, une nouvelle destination et un nouveau compagnon sur ma route.
Connaître Jésus m’a permis de vivre une vie plus authentique, où l’intérieur colle avec l’extérieur et où je n’ai pas à avoir peur de révéler mes faiblesses et mes fautes. En définitive, je suis une personne beaucoup plus entière et certainement un individu beaucoup plus content.
Voir aussi:
Pourquoi étudier les arts?